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La responsabilité contractuelle est engagée
en cas de mauvaise exécution ou d'inexécution
totale ou partielle des obligations nées d'un contrat.
Ce régime de responsabilité est prévu
à l'article 1147 du Code Civil qui dispose que :
"Le
débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement
de dommages et intérêts soit à raison
de l'inexécution de l'obligation, soit à raison
du retard dans l'exécution, toutes les fois qu'il ne
justifie pas que l'inexécution provient d'une cause
étrangère qui ne peut lui être imputée,
encore qu'il n'y ait aucune mauvaise foi de sa part."
La responsabilité pénale, ou délictueuse,
fonde l'obligation de réparer un dommage, en cas :
de
faute, sur le fondement de l'article 1382 du
Code Civil : "Tout fait quelconque de l'homme, qui cause
à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel
il est arrivé, à le réparer. "
de
négligence,
d'omission, ou d'imprudence sur
le fondement de l'article 1383 du Code civil : "Chacun
est responsable du dommage qu'il a causé non seulement
par son fait, mais encore par sa négligence ou par
son imprudence."
Trois conditions
sont dégagées pour mettre en oeuvre la responsabilité
délictuelle :
une
faute : c’est-à-dire un non-respect
de la loi ou bien un comportement que n'aurait pas eu une
personne normalement prudente et diligente placée dans
les mêmes circonstances
un
dommage : le préjudice peut être
matériel, physique ou moral. Le dommage doit être
quantifiable (les juges refuseront d'indemniser un préjudice
dont le montant n'est pas chiffré)
un lien entre la faute et le dommage dit de causalité
: la faute doit être la cause (même non exclusive)
Depuis
le 1er mars 1994, en tant que personne
morale, une association, peut voir sa responsabilité
pénale engagée du fait d'infractions (telles
que l'abus de confiance, l'escroquerie, la fraude fiscale,
le non respect de certaines dispositions du droit du travail)
commises en son nom et pour son compte par ses organes ou
représentants. Les peines encourues vont de la simple
amende à la dissolution pure et simple de l'association.
Il
n'est pas possible de souscrire une assurance responsabilité
pénale.
La responsabilité Civile vise à
réparer le dommage causé à autrui :
Le
Code Civil (articles
1382 à 1386) définit les cas de responsabilité
: dommages causés par son fait, par sa négligence,
son imprudence, par les enfants, préposés, animaux
ou choses que l’on a sous sa garde...
La
victime a droit à une indemnité correspondant
au dommage subi, dans la mesure où elle apporte trois
preuves :
celle d’un préjudice
celle d’un fait dommageable
commis par l’auteur responsable de la faute ou par une
personne ou une chose dont il a la responsabilité
celle d’un rapport de cause à effet
entre le préjudice et le fait dommageable
La
réparation se fait par équivalent. Elle consiste
dans le paiement d'un capital dit "dommages-intérêts"
ou dans le service d'une rente temporaire ou viagère.
Le retard dans le paiement d'une somme d'argent est réparé
par le paiement d'un intérêt dit "intérêt
moratoire".
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L'assurance
Responsabilité Civile :
Elle est
obligatoire pour les personnes
physiques ET les personnes
morales.
Elle permet
de réparer les dommages causés à autrui
soit par une imprudence, soit par la mauvaise exécution
(ou l'absence d'exécution) d'un contrat.
L’assureur de Responsabilité Civile indemnise
la victime d’un préjudice dont son client est
déclaré responsable.
Certains
contrats d'assurances intègrent automatiquement une
garantie "Responsabilité Civile". Il faut
donc bien les lire avant de les souscrire afin de ne pas cumuler
plusieurs RC inutiles.
L'assurance
Individuelle Accident :
L'assurance
Individuelle Accident couvre l'accident soudain et imprévu,
provenant d'une cause extérieure (et non de la volonté
de l'assuré) et entraînant un dommage corporel
(décès et, le cas échéant, d'invalidité
résultant de l'accident) dans le cadre de sa vie personnelle
et/ou professionnelle, selon les contrats.
L’association
a une obligation d’information et doit notamment alerter
ses adhérents sur l’intérêt à
souscrire une assurance individuelle accident.
Les associations sportives sont tenues à des obligations
spécifiques en matière d’assurance.
L'assurance
de protection juridique :
Elle
prend en charge les frais d'interventions amiables ou judiciaires
pour la réparation du préjudice subit par l'assuré
ou relatif à la défense pénale de l'assuré.
Assurance
des locaux :
Que
l'association soit propriétaire, locataire ou occupant
à titre gratuit, elle doit souscrire une assurance
multirisque qui couvre les incendies, dégâts
des eaux, explosions, actes de terrorisme, catastrophes naturelles,
tempêtes, vols et vandalisme.
Assurance
des véhicules :
En
plus de la souscription obligatoire à l'assurance de
responsabilité civile, l'association peut souscrire
une assurance garantissant les dommages subis par les véhicules
lui appartenant.
Il est également possible de prévoir une clause
couvrant la responsabilité civile de l'association
en cas d'accident causé par des véhicules ne
lui appartenant pas, mais utilisés dans le cadre de
ses activités.
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